David James Elliott
Depuis les attentats du 11 septembre, la série JAG connaît un succès sans précédent aux États-Unis. Les questions de stratégie militaire passionnent désormais tout le pays et les aventures du Commandant Harmon Rabb n'ont jamais eu autant la cote. Rencontre avec l'acteur David James Elliott célèbre dans la monde entier pour son interprétation du séduisant Harm. Harm Since the events of Sept. 11th, JAG has achieved unprecedented success in the United States. Military strategy fascinates the entire country and Commander Harmon Rabb's adventures have never been more popular. Meet with actor David James Elliott, known world-wide for his depiction of the hunky Harm.


Séries Mag #16 - july / august 2002

[Note: Translated by Claire Pittard, Julie Camoin and Carol Crawford. Please refer to the French when in doubt.]

Depuis les événements tragiques du 11 septembre, les taux d'audience de la série se sont envolés. Quel regard portes-tu sur ce phénomène ? Ratings had never been that high before 9/11, what do you think about this ?
David James Elliott: Évidemment, penser que ces événements tragiques sont à l'origine du renouveau de la série ne me réjouit pas. J'aurais vraiment préféré que tout cela n'arrive pas et que la série demeure ce qu'elle était. Néanmoins, je peux tout à fait comprendre que les Américains aient aujourd'hui envie de mieux savoir comment leur armée fonctionne. "Jag" est une série très sérieuse. Nous faisons en sorte d'être toujours crédibles et de ne jamais donner une fausse image de l'armée américaine. D'ailleurs, nous sommes entourés d'experts qui nous conseillent et nous évitent de faire des erreurs. David James Elliott: Of course it doesn’t make me happy to think that the tragic events caused a renewed success of the show. I would definitely prefer that nothing ever happened, and that the show remained as it was before. Nonetheless, I can understand that the American people want to know more about how their military works. JAG is a very serious show. We’re always trying to sound credible and to avoid giving a wrong image of the Army. We have experts on the show; they give advice and prevent us from making mistakes.
Avant de décrocher le rôle du commandant Harmon Rabb, avais-tu des connaissances particulières dans le domaine militaire? Before getting the part of Commander Harmon Rabb, did you have any knowledge of the world of the military?
D.J.E.: Non, pas du tout ! Avant de jouer dans la série, je ne connaissais strictement rien à l'armée. Par exemple, j'étais incapable de citer les différents grades militaires dans le bon ordre. Pour être franc, de part mes convictions politiques, j'étais même plutôt antimilitariste. je n'ai jamais aimé les armes et l'idée de tenir un fusil m'est assez insupportable. Néanmoins, depuis que je joue dans "Jag" j'ai l'impression de faire une véritable carrière dans l'armée... Et je peux vous dire que six ans d'armée, c'est beaucoup ! (rires). Aujourd'hui je crois que je saurais faire face à n'importe quelle situation militaire, mais je n'ai pas pour autant l'intention de m'engager dans les Marines.. [rires] D.J.E.: Not at all ! Before acting on the show I had no clue about how the military works. For example, I was unable to list the military ranks the right way. To be honest, considering my political convictions I was more of an anti-militarist. I’ve never liked weapons and the idea of carrying a weapon was more than I could bear. Nonetheless, since I’ve been on JAG I feel like I’m pursuing a career in the military. And believe me, six years in the Navy, that’s a lot ! (laughs). I think I could now face any military situation, but I’m not planning to enrol in the Marines Corps. ! (laughs)
Après bientôt 7 années passées à interpréter le même personnage, ne commences-tu pas à te lasser? After almost 7 years playing the same character, are you bored ?
D.J.E.: L'année dernière, au milieu du tournage de la huitième saison, j'ai commencé à en avoir vraiment marre. Je trouvais le temps long et j'avais hâte que la saison se termine pour prendre des vacances et passer à autre chose. Finalement, pour me changer les idées, j'ai proposé aux producteurs de la série de réaliser moi-même un épisode. Même si ça n'a pas été facile, cette expérience a été fantastique et elle m'a complètement remotivé. Après avoir réalisé mon propre épisode, j'étais très content de reprendre mon rôle en toute simplicité. D.J.E.: Last year, in the middle of the season, I started to get really bored. I was looking forward to the end-of-the-season break and so I could take a vacation. I asked the producers to let me direct an episode myself. Even though it wasn’t easy, it’s been a fantastic experience and it totally motivated me to go on. After directing and acting in my own episode, I was really happy to simply get back to just playing my role.
En 1996, alors que tu avais 36 ans, tu as été élu l'un des hommes les plus sexy de la planète. Quel es ton secret pour garder la forme ? In 1996 at age 36, you were picked as one of the sexiest man in the world. What’s your secret ?
D.J.E.: J'ai toujours fait très attention à ma ligne. Je suis au régime depuis 20 ans! [rires] Non, en fait, le secret, c'est le sport. Encore aujourd'hui, je cours presque tous les matins. Au total, je cours environ 145 km chaque semaine ... je suis devenu accro au sport au tout début de ma carrière d'acteur. À l'époque, j'avais décroché un petit rôle de strip -teaseur dans un film, et je voulais absolument avoir un corps parfait. Je me suis donc entraîné comme un fou pour me muscler et, depuis, je n'ai jamais arrêté. D.J.E.: I’ve always tried to stay in shape. I’ve been on a diet for 20 years ! (laughs at the joke). Seriously, my secret is being active. I still run every morning, 90 miles every week… I became a sports addict at the beginning of my acting career. At that time, I had to play a male stripper in a [play] [B Movie: The Play], and I needed a perfect body. I worked out to develop my muscles and since then, I’ve never stopped.
Tu dois avoir pas mal d'admiratrices... You have a lot of fans…
D.J.E.: De ce côté-là, je dois avouer que je ne suis pas en reste. Chaque mois, je reçois environ vingt mille lettres de fans. Je ne peux évidemment pas répondre à tout le monde, mais je fais en sorte de consacrer quelques heures de mon temps libre à mes admiratrices. Je réponds aux lettres, j'envoie des autographes. Néanmoins, je me considère pas vraiment comme une star et je suis toujours surpris de l'engouement que je suscite. Parfois, je suis carrément obligé de prendre des gardes du corps pour me déplacer, ce qui me semble complètement aberrant. Pour moi, les stars, ce sont des acteurs comme Michael Douglas ou Clint Eastwood. Je les admire beaucoup et j'aimerais bien faire une carrière comme la leur. D.J.E.: I must admit I get about 20,000 fan letters every month. Of course I can’t write back to everybody, but I try to spend a few hours of my spare time to respond and send autographs. Nonetheless, I don’t see myself as a star, and it always surprises me to see the interest people have in me. Sometimes I even have to have bodyguards. This seems totally crazy. To me, stars are actors like Michael Douglas or Clint Eastwood. I admire them a lot and I wish I could have a similar career.
Il y a deux ans, tu as été hospitalisé d'urgence à cause d'un problème de dos. Que s'est-il passé exactement ? Two years ago, you went to the hospital because of a back problem. What happened exactly ?
D.J.E.: Ça n'était pas si grave que ça, mais c'est vrai que les journaux se sont tout de suite emballés. Un matin, en arrivant sur le tournage de "Jag", j'ai été pris d'un terrible mal de dos pendant la séance de maquillage. On m'a alors emmené consulter un kinésithérapeute pour voir ce qui n'allait pas. Quand celui-ci a commencé à me manipuler les vertèbres, je me suis mis à hurler de douleur. J'étais complètement bloqué et je souffrais atrocement. On m'a donc emmené d'urgence à l'hôpital où j'ai subi une intervention. Le problème, c'est que j'ai mal supporté les anti-inflammatoires et je suis resté dans le cirage pendant deux jours. Finalement, en y repensant, j'ai compris que je m'étais bloqué le dos à la suite d'un simple éternuement ... je ne suis vraiment pas très résistant! [rires] D.J.E.: That wasn’t such a big deal, but the newspapers got carried away. On the set one morning, I got a pain in my back during the make-up session. They took me to a physical therapist, and when he started to massage me I howled with pain. It hurt like hell. They took me to the hospital. Problem is that I reacted badly to the anti-inflammatory medication. I was groggy for a couple of days. Thinking back, I think threw my back out while sneezing. I’m not that tough ! (laughs)
Tu pratiques le golf à un très haut niveau. Ces problèmes de dos n'ont pas diminué la qualité de ton swing ? You’re an avid golfer. Has this back problem ever compromised your swing ?
D.J.E.: Heureusement, non ... Jusqu'à présent, je n'ai pas ressenti de nouvelles douleurs. J'espère que ça n'arrivera pas, car le golf est vraiment une passion et ce serait un véritable cauchemar de devoir arrêter. D.J.E.: No, luckily I haven’t had any pain since then. Hopefully that won’t happen. Golf is a real passion. It would be a nightmare if I had to stop.
Our thanks to Claire Pittard and Julie Camoin for submitting this.